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Entre Bardella et le Medef, des échanges "courtois", "sans tabou" et "transparents" sur l'économie
information fournie par AFP 20/04/2026 à 17:08

Le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, s'adresse à la presse à son arrivée pour dun éjeuner avec le Medef à Paris, le 20 avril 2026 ( AFP / Dimitar DILKOFF )

Le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, s'adresse à la presse à son arrivée pour dun éjeuner avec le Medef à Paris, le 20 avril 2026 ( AFP / Dimitar DILKOFF )

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella a salué des échanges "courtois" à l'issue d'un déjeuner très commenté avec le Medef lundi, un rendez-vous qu'il avait refusé de qualifier d'"audition".

Le chef du RN s'est entretenu pendant plus de deux heures avec le bureau exécutif de l'organisation patronale. Le dialogue a été "extrêmement courtois", a-t-il commenté, avec "des échanges sans tabou, transparents, sur l'économie française" et notamment "la fiscalité, les normes".

Ni M. Bardella ni les deux autres convives du RN à ce déjeuner, le député de Moselle Alexandre Loubet et le "conseiller spécial" François Durvye, n'ont communiqué sur le contenu de leurs discussions avec le Medef. Avant de rencontrer les représentants du patronat, le patron du parti à la flamme avait néanmoins confié attendre de leur part "des propositions concrètes pour le redressement de l'entreprise française".

Le rendez-vous se tenait dans le cadre d'une série d'entretiens du Medef avec les leaders des principaux partis politiques, quelques jours après après un dîner entre Marine Le Pen et plusieurs chefs d'entreprise du CAC 40.

"Je ne suis pas en audition à l'école", a assuré M. Bardella.

Interrogé sur un tournant libéral du RN, il a répondu croire "dans la liberté d'entreprendre".

"Je ne suis pas de gauche, je n'ai pas l'entreprise honteuse (...) Le redressement de l'économie française et le pouvoir d'achat de la France du travail va être au cœur du futur projet présidentiel", a-t-il ajouté.

Dans une lettre adressée aux chefs d’entreprise et publiée sur X lundi matin, Jordan Bardella et la cheffe des députés RN Marine Le Pen ont annoncé "élaborer un grand projet d’ordonnance de simplification" pour le début d’un éventuel mandat présidentiel en 2027. Il vise à "lever les verrous normatifs qui freinent le développement économique de la France", notamment des "contraintes juridiques et administratives" émanant par exemple de textes de loi européens.

Dans cette missive, les dirigeants du parti indiquent confier à trois de ses cadres, dont Alexandre Loubet, d'organiser des rencontrer avec "les principales fédérations professionnelles françaises ainsi que les organisations représentant le monde économique".

Pour autant, le RN "ne change pas d'un iota sur les mesures que l'on défend" quant aux coûts liés à l'immigration, le millefeuille territorial ou encore l'Union européenne, a indiqué M. Loubet.

L'invitation tendue par le Medef à Jordan Bardella avait suscité de vives réactions, la CFDT y voyant du "cynisme" de la part de l'organisation. De son côté, le président de la CPME Amir Reza Tofighi a dénoncé lundi sur RTL l'"hypocrisie" des offusqués, expliquant: "On parle avec tous ceux qui aujourd'hui sont au pouvoir ou briguent à être au pouvoir parce qu'on défend les entreprises".

Le président du Medef Patrick Martin avait justifié mercredi cette réception: "Peut-on exclure le RN du spectre de nos contacts politiques? Évidemment non, parce que c'est une formation qui pèse lourd au Parlement".

Et de nier une prise de parti du patronat pour le RN. "Je vous le dis les yeux dans les yeux, c'est faux".

8 commentaires

  • 17:47

    Espérons qu’il a appris quelque chose devant des patrons du CAC 40, et qu’il leur a laissé son curriculum vitae pour 2027, pour les épater.


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